Nouvelles de la Rome Concilliaire...

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Contra Nostra Ætate, le 30/03/2010

Luther “santo subito” ?

Centro studi Giuseppe Federici
Communiqué en italien du 12 mars 2010 ( les titres des informations sont du Centro Studi Federici )
Communiqué en français n°11 du 30 mars 2010

Benoît XVI a participé à un culte dans la Christuskirche, le temple de “l'église” évangélique luthérienne de Rome

« (...) La communauté luthérienne de Rome avait invité le Pape en 2008 pour la célébration du 25ème anniversaire de la visite de Jean-Paul II (11 décembre 1983). Avec sa visite (...), il avait commémoré avec la communauté luthérienne de Rome le 500ème anniversaire de la naissance de Martin Luther. A la célébration du 14 mars, qui a eu lieu à 17h30, a participé aussi le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens (...) » (http://www.romaamor.it/wp/?p=2645)

Tel père, tel fils : Ratzinger sur les traces de Wojtlyla, Wojtyla sur les traces de Luther

« Je rappelle en ce moment solennel qu'en 1510-1511 Martin Luther vint à Rome, comme pèlerin, sur les tombeaux des princes des apôtres, mais aussi pour rechercher la réponse à certaines de ses interrogations. Aujourd'hui je viens à vous, à l'hérédité spirituelle de Martin Luther ; je viens comme pèlerin, pour faire de cette rencontre au milieu d'un monde bouleversé un signe d'union dans le mystère centrale de notre foi » (Jean-Paul II, discours au Conseil de “l'église” évangélique, Magonza 17/11/1980).

 

Contra Nostra Ætate, le 28/02/2010

Benoît XVI à la synagogue de Rome

Voici un florilège de citations autour de la récente visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome... seule la conclusion est de l'Institut Mater Boni Consilii.

Centro studi Giuseppe Federici
Comuniqué en Italien n. 6/10 du 14 janvier 2010, Saint Hilaire
Communiqué français du 27 février 2010. [ Traduction Institut Mater Boni Consilii ]

Dialogue interreligieux : des loges au Concile

Dimanche 17 janvier 2010 Benoît XVI a rendu visite à la synagogue de Rome, nouvelle étape du dialogue interreligieux entre les tenants du concile Vatican II et l'actuel judaïsme. Voici quelques documents sur ce sujet.

 

La visite de Ratzinger à la synagogue

Joseph Ratzinger« Voilà qui sera une nouvelle page de l'histoire et renouera le fil reliant chrétiens et juifs. La visite de Benoît XVI à la synagogue de Rome montre que le dialogue est difficile, mais c'est un chemin que l'on peut parcourir, si des deux côtés le travail est intense et clair. Joseph Ratzinger a accepté l'invitation de Riccardo Di Segni, Grand Rabbin de Rome, à pénétrer dans le Grand Temple de Rome, la synagogue située au bord du Tibre.

« Jean-Paul II y était allé le 13 avril 1986. Ce fut un événement sans précédent, parce que jamais dans toute l'histoire un Souverain Pontife n'avait franchi le seuil d'une synagogue. Cette année marque le 45ème anniversaire de la promulgation de la Déclaration Nostra Ætate du concile Vatican II conçue par Jean XXIII et promulguée par Paul VI,  déclaration qui balaye les préjugés antijuifs de l'Eglise catholique et disculpé le peuple juif de l'accusation de déicide. Pour cela aussi, la visite de Benoît XVI assume une grande valeur symbolique. Le Pape arrivera sur la place du 16 octobre 1943, date qui rappelle la déportation nazi des juifs romains (...). Aux côtés du rabbin Di Segni, Sa Sainteté parcourera la via Catalane, qui longe les jardins de la synagogue (...). Puis Benoît XVI pénétrera dans la synagogue. Les discours feront le point sur le dialogue entre juifs et catholiques. Accompagné de la directrice Danielle di Castro, le Pape visitera ensuite le musée de la synagogue (...). Mazzini et Cattaneo écrivent contre les lois antisémites. Deux cents juifs combattent avec Garibaldi et Cavour prend Isaac Artom, un juif, comme secrétaire personnel. Au premier parlement italien après la prise de Rome, les députés juifs sont au nombre de onze, et entre 1907 et 1013, c'est un "fils d'Abraham" toujours, Ernest Nathan devient maire de Rome. De nombreux juifs seront dans les tranchées durant la Grande guerre. Une petite communauté qui a contribué elle aussi avec son sang à construire l'histoire de notre Pays. (Famille chrétienne, n°3 2010 article Fratelli Maggiori d'Italia [Nos frères aînés d'Italie]. »
( http://www.sanpaolo.org/fc/1003fc/1003fc24.htm ).

 

 

Le concile Vatican II et le dialogue interreligieux

– La religion musulmane – « L'Eglise regarde aussi avec estime les Musulmans qui adorent le Dieu un (...). Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. (...) »

– La religion juive – « (...) Du fait d'un si grand patrimoine spirituel commun aux Chrétiens et aux Juifs, le Concile veut encourager et recommander entre eux la connaissance et l'estime mutuelles, qui naîtront surtout d'études bibliques et théologiques ainsi que d'un dialogue fraternel.  Encore que les autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. S'il est vrai que l'Eglise est le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture. Que tous donc aient soin, dans la catéchèse et la prédication de la parole de Dieu, de n'enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l'Evangile et à l'esprit du Christ. En outre, l'Eglise, qui réprouve toutes les persécutions contre tous les hommes, quels qu'ils soient, ne pouvant oublier le patrimoine qu'elle a en commun avec les Juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par la charité religieuse de l'Evangile, déplore les haines, les persécutions et toutes les manifestations d'antisémitisme, qui, quels que soient leur époque et leur auteur, ont été dirigées contre les Juifs. (...) »

(Concile Vatican II, Déclaration Nostra Ætate, 28 octobre 1965).

 

Benoît XVI et le dialogue interreligieux avec les Juifs

« (...) Comme Nostra Ætate le dit clairement, l'Église continue de valoriser le patrimoine commun aux Chrétiens et aux Juifs et désire une compréhension mutuelle et un respect toujours plus profonds à travers les études bibliques et théologiques comme à travers les dialogues fraternels. Puissent les sept rencontres des Commissions bilatérales qui se sont déjà tenues entre le Saint-Siège et le Grand Rabbinat en être une preuve ! Je vous suis donc reconnaissant de l'assurance que vous avez manifestée que les relations entre le Saint-Siège et le Grand Rabbinat continueront, à l'avenir, à croître dans le respect et la compréhension. Chers amis, je vous exprime à nouveau ma profonde appréciation pour l'accueil que vous m'avez réservé aujourd'hui. Je suis sûr que notre amitié continuera d'être un exemple de confiance dans le dialogue entre Juifs et Chrétiens à travers le monde. En regardant les réalisations accomplies jusqu'à présent, et en tirant notre inspiration des Saintes Écritures, nous pouvons regarder l'avenir avec confiance concernant la coopération toujours plus ardente entre nos communautés - ainsi qu'avec toutes les personnes de bonne volonté - afin de dénoncer la haine et les persécutions à travers le monde. »

(Discours de Benoît XVI au Grand Rabbinat de Jérusalem, 12 mai 2009).

 

Shalom (...)
Chant "pour la paix" d'un rabbin le 14 mai 2009 à Nazareth : durant le chant Benoît XVI se lève et prend la main des représentants du Judaïsme et de l'Islam. http://www.dailymotion.com/video/x9aaai (le-pape-chante-pour-la-paix news).

 

Que pense la Franc-Maçonnerie du dialogue interreligieux ?

(...) Notre inter-confessionalisme nous a valu l'excommunication de 1738 par Clément XI. Mais l'Eglise était certainement dans l'erreur, tant il est vrai que le 27 octobre 1986, l'actuel Souverain Pontife a réuni à Assises des hommes de toutes les confessions religieuses pour prier ensemble pour la paix. Et que cherchent-ils d'autre, nos frères, lorsqu'ils se réunissent dans les temples, sinon l'amour entre les hommes, la tolérance, la solidarité, la défense de la dignité de la personne humaine, se considérant comme égaux au-dessus de tout credo politique, de tout credo religieux et au-dessus de la couleur de la peau ?

(Grand Maître Armand Corona, de la Grande Loge Equinoxe de Printemps, dans Hiram, Organe du Grand Orient d'Italie, avril 1987).

 

Conclusion

« (...) Hélas Tout le monde le constate,  l'Eglise traverse une de ces tempêtes prédites par le Seigneur, la plus terrible peut-être de son histoire millénaire. Pour l'Institut, l'origine de cette crise se trouve dans Vatican II. L'enseignement de Vatican II, sur la collégialité épiscopale, sur la liberté religieuse, sur l'œcuménisme et l'appartenance des non catholiques au Corps mystique du Christ, sur les religions non chrétiennes et particulièrement le judaïsme, sur les rapports entre l'Eglise et le monde moderne etc..., cet enseignement est en contradiction avec le magister de l'Eglise, de tant de Papes et de tant de Conciles œcuméniques. La réforme de la liturgie, spécialement de la Sainte Messe, et du droit canon, est nocive pour les âmes, favorise l'hérésie protestante et déclare parfois licite ce qui par droit divin est au contraire illicite (la communion dans les choses sacrées avec les hérétiques, par exemple). Tout ceci ne peut venir de l'Eglise catholique, guidée par le Saint-Esprit, ni d'un légitime successeur de Pierre, doté du charisme de l'infaillibilité. L'Institut, face à cette crise sans précédent qui met en cause  nécessairement ceux qui ont approuvé les documents conciliaires et les réformes qui ont suivi, se rend compte qu'il ne peut accepter ces nouvelles doctrines contraires à la foi et aux mœurs, mais qu'il ne peut pas non plus inciter les fidèles à la désobéissance envers l'autorité légitime dans l'Eglise. C'est pourquoi, en suivant la thèse théologique dite de Cassiciacum (du nom de la revue de théologie qui fut la première à la divulguer, l'Institut suit la position du regretté dominicain, le Père M.L. Guérard des Lauriers, membre de l'Académie Pontificale de Saint Thomas, ancien enseignant à l'Université Pontificale du Latran et au Saulchoir (France), selon laquelle Paul VI et ses successeurs, bien que canoniquement élus au Pontificat, ne jouissent pas cependant de l'Autorité pontificale. En termes scholastiques, selon la distinction déjà enseignée par le grand commentateur de Saint Thomas au XVème siècle, le cardinal Cajetan, et reprise par Saint Robert Bellarmin, ils sont "papes" materialiter, mais non formaliter, car il ne réalisent pas le bien de l'Eglise et, enseignant l'erreur et l'hérésie, ils ne peuvent en aucune façon, s'ils ne rétractent pas d'abord leurs erreurs, recevoir du Christ l'autorité pour gouverner, enseigner et sanctifier l'Eglise. (...) »

( Institut Mater Boni Consilii : http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=17 ).


Contra Nostra Ætate, le 19/01/2010

L'œcuménisme est irrévocable

Le Concile Vatican II a marqué de manière irrévocable le chemin de l’œcuménisme pour l’Eglise catholique a souligné Benoît XVI en recevant une délégation de l’Eglise luthérienne de Finlande en visite comme chaque année au Vatican et à Rome à l’occasion de la fête de Saint Henri. Le Pape s’est réjoui de cette tradition qui se renouvelle depuis 25 ans. En ce qui concerne les relations entre luthériens et catholiques, Benoît XVI a félicité la Commission théologique pour son travail sur le thème de la Justification par la foi et a souhaité que ce dialogue puisse contribuer au rétablissement de la pleine unité. La réconciliation entre les communautés chrétiennes, a encore souligné le Pape, est, en effet, un engagement et un devoir pour entreprendre concrètement les voies indiquées par le Christ à l’humanité et à l’Eglise.


Contra Nostra Ætate, le 18/01/2010

Dialogue irrévocable avec les Juifs

Notre amitié et notre fraternité spirituelle ont dans la Bible leur fondement solide et éternel qui nous rappelle sans cesse nos racines communes, notre histoire et le riche patrimoine spirituel que nous partageons. Benoît XVI l’a déclaré hier après-midi lors de sa visite à la synagogue de Rome. Faisant allusion au Concile Vatican II, le Pape a souligné l’élan décisif qu’il a donné à la volonté de s’engager sur un chemin irrévocable de dialogue, de fraternité et d’amitié. Le drame bouleversant de la Shoah représente pour Benoît XVI le summum de la haine qui naît lorsque l’homme oublie son créateur et se place au centre de l’univers. Le Pape a évoqué le souvenir des Juifs romains déportés : hélas, beaucoup sont restés indifférents, mais beaucoup, y compris parmi les catholiques italiens, soutenus par la foi et l'enseignement chrétien, ont réagi avec courage, en ouvrant les bras pour secourir les Juifs traqués et en fuite, au risque de leur propre vie. Ils méritent une gratitude éternelle. Le Siège apostolique également a mené une action de secours, souvent cachée et discrète.