SERVIAM 

Lettre d’informations sur les relations entre l’église conciliaire et le judaïsme.                                                           

Enfin il leur envoya son fils, en disant, ils respecteront mon fils. Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux : Voici l’héritier; venez, tuons-le et nous aurons son héritage.(S. Matthieu, Chap. XXI, 37-38)


 Numéro 7                                          Parution irrégulière                                   3 Décembre 2008

Un portrait du cardinal[1] Lustiger en 1981

  L'annonce de son décès [le 5 août 2007] a suscité les hommages de nombreuses personnalités du monde politique et religieux, parmi lesquelles on note le pape Benoît XVI, le Congrès juif mondial, le président de la République française Nicolas Sarkozy, le Parti communiste français ou encore d'autres figures de gauche comme Bertrand Delanoë, Jean Glavany ou Jack Lang.

Ses obsèques furent célébrées le 10 août 2007 en la cathédrale Notre-Dame de Paris par l'archevêque Mgr André Vingt-Trois, en présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles le représentant du pape le cardinal Paul Poupard, le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon, les ministres Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet et Roger Karoutchi, les présidents de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer et du Sénat Christian Poncelet, le président de la région Île-de-France Jean-Paul Huchon, Mme Bernadette Chirac représentant l'ancien président Jacques Chirac, l'ancien président polonais Lech Walesa, plusieurs membres de l'Académie française (dont Mme Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel, et Maurice Druon, secrétaire honoraire), mais aussi 500 prêtres, 50 évêques, 16 cardinaux et plusieurs prélats, représentants des Églises catholiques d'Orient. La foule rassemblée fut estimée à environ 5000 personnes.

Dans son discours d'hommage, Maurice Druon a qualifié le cardinal Lustiger de "fils, non pas du hasard, mais de l'exception" et salué en lui "notre frère supérieur".

De ses obsèques, il disait par avance, avec le franc-parler dont il était capable dans l'intimité comme en public : Je m'en fous, ils feront ce qu'ils voudront. Il lui importait davantage d'obtenir du Ciel la permission - dans trente ans - de regarder sur la Terre comment les choses auront évolué... Cela ne l'a pas empêché de prévoir par la suite, quelque temps avant sa mort, certains gestes hautement symboliques pour ses funérailles. Lors de la levée du corps, avant l'entrée dans la cathédrale et la liturgie catholique, de la terre recueillie en Israël fut déposée sur son cercueil ; deux membres de sa famille, de confession israélite, récitèrent le Psaume 113 (112) en hébreu, et le Kaddish, prière juive des endeuillés. Ainsi étaient symbolisée son espérance de voir judaïsme et christianisme engagés "du même côté", comme il le disait, dans le combat pour l'homme, enraciné dans la même foi au Dieu unique et la même espérance dans les promesses du Messie. [source Wikipedia]

Citons simplement l’éloge[2] du Congrès Juif Mondial au Cardinal Lustiger :

Le Congrès Juif Mondial (CJM) se déclare profondément attristé par le décès du Cardinal Jean-Marie Lustiger, pionnier du dialogue judéo-chrétien. « Le Cardinal Lustiger est né juif. Sa mère a été assassinée à Auschwitz. Il a toujours été conscient des dangers que représentaient pour les Juifs, l’antisémitisme, la persécution et la haine et il les a combattus avec toute son énergie. C’est avant tout de cela que le monde juif retiendra » a déclaré M. Maram Stern, Secrétaire-Général Adjoint du CJM, ce lundi à Bruxelles.

M. Stern a dit : « Ensemble avec le regretté Pape Jean-Paul II, le Cardinal Lustiger a été l’artisan du renforcement du dialogue en faveur d’une meilleure compréhension entre catholiques et juifs tant au niveau institutionnel qu’à un niveau personnel. Son engagement est un exemple magnifique pour tous ceux qui entendent promouvoir l’entente et le respect mutuel entre religions et cultures »

Le Cardinal Lustiger a régulièrement pris la parole lors de réunions du Congrès Juif Mondial. En janvier 2005, il a été le premier cardinal à s’adresser à l’Assemblée Générale du CJM. A l’occasion de l’une de ses prises de parole, il a déclaré : « Se rencontrer et apprendre à mieux se connaître ne sera pas suffisant pour effacer toutes les divergences. Cependant,..un tel dialogue devrait mettre – ou plutôt mettra - en lumière les convergences que la globalisation culturelle permet de nos jours. La compréhension mutuelle permettra une nouvelle prise de conscience de perspectives communes au sujet d’aspects cruciaux de la vie en société. Le dialogue permet de d’initier les relations mais il force également chaque partenaire à se remettre en question face à l’autre, et par conséquent à changer et même à se renouveler au cours de cet échange. »

M. Stern a ajouté : « La stature intellectuelle du Cardinal Lustiger, sa vision ainsi que sa personnalité chaleureuse manqueront grandement à tous. Le monde chrétien a perdu une de ses personnalités les plus remarquables, la France a perdu une très grande figure morale et spirituelle et le monde juif un de ses meilleurs amis. »

 Pour résumé en quelques mots :

 Quelle perte pour le monde que la mort du Cardinal Lustiger ! Telle fut la conclusion unanime de tous les coquins et vilains de droite comme du gauche, catholiques, juifs, musulmans, ... Nous nous permettons de ne pas être tout à fait du même avis de cette foule d’admirateurs spontanés !

  Le Cardinal Lustiger a été un des agents majeurs avec Wojtyla-Jean-Paul II (comme le souligne Maram Stern dans l’hommage du Congrès Juif Mondial au Cardinal Lustiger) et Ratzinger-Benoît XVI de l’instauration de ce nouvel ordre mondial où les religions (la vraie comme les fausses) doivent cohabiter pacifiquement, se refusant à tout prosélytisme, avant d’aboutir à un véritable syncrétisme.[3]

  Faisant face à ce concert d’éloges dithyrambiques, nous avons choisi de publier un article de Georges Virabeau (pseudonyme du regretté Henry Coston) paru dans Lectures Francaises en 1981[4], suite à la nomination de Mgr Lustiger à l’archevêché de Paris, et intitulé ”Le nouvel archevêque de Paris”.

  Henry Coston souligne fort bien, en parlant des Juifs, que ”Lustiger était resté des leurs”.

  Notons principalement les passages suivants ;

  • Lustiger en parlant des religions juives et catholiques : ”Pour moi, les deux religions n'en font qu'une et je n'ai jamais trahi celle de mes ancêtres"
  • Lustiger n’a pas accepté l’épiscopat sans avoir consulté ceux qu’il n’a pas quittés ni reniés [à savoir les Juifs]
  • Lustiger révèle qu’il n’y a pas de mission prosélyte de l’Eglise catholique envers les Juifs.
  • Pour Lustiger, ”la vocation d’Israël est que la lumière soit apportée aux Goyim. C’est mon espérance et je crois que le christianisme est une manière d’y parvenir.”
  • Evêque, il n’hésite pas à revêtir une kippa et à aller prier dans une synagogue...

Oui, Lustiger a bien mérité de cet éloge unanime à sa mort. Et la cérémonie du Kaddish devant Notre-Dame de Paris, véritable injure faite à l’Eglise catholique, n’a finalement rien de surprenant. Néammoins, prions pour le repos de son âme. Tel est notre devoir de catholique !  

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Le nouvel archevêque de Paris

"La nomination de Mgr Lustiger a causé une sensation du même ordre que l'arrivée d'un cardinal polonais au trône de saint Pierre", écrit M. Marc Dem[5] dans Minute du 11 février.

On prétend même que ceux qui attendaient Mgr Etchegaray ont été consternés par l'arrivée de l'évêque d'Orléans. Mais on dit tant de choses...

Chez les traditionalistes, les avis sont partagés. "Il sera la chance de l'Eglise de France" estiment les plus optimistes. Ceux qui redoutent, au contraire, le successeur de Mgr Marty, manifestent publiquement leur mécontentement. C'est ainsi que l'Union pour la fidélité[6], composée de prêtres et de laïcs, proteste dans un communiqué reproduit par Le Monde (7-2) "contre la nomination de Mgr Jean-Marie Lustiger à l'archevêché de Paris et déclare ne pas reconnaître son autorité" en raison de "ses opinions progressistes et révolutionnaires".[7]

Présentant le "premier de l'Eglise de France", Le Figaro (3 février) publiait ces lignes sous la signature de M. Jean Bourdarias : "Grand, le regard vif, le sourire aux lèvres, le cheveu légèrement grisonnant, le nouvel archevêque de Paris a cinquante-quatre ans. Il est né le 17 septembre 1926, dans une famille israélite d'origine polonaise qui se réfugie à Orléans après la défaite. Passionné par la Bible, fasciné par le personnage du Christ, Jean-Marie Lustiger demande le baptême à quatorze ans. Il le recoit le 25 août 1940".

C'est alors que le jeune Lustiger recoit les prénoms chrétiens de Jean-Marie. Il portait jusque-là celui d'Aaron que ses parents lui ont donné à l'état civil de la mairie du XIIe arrondissement de Paris où il est né.

"Je suis juif, dit le nouvel archevêque. Pour moi, les deux religions n'en font qu'une et je n'ai jamais trahi celle de mes ancêtres" (cf. France-Soir, 3 février).

Le Figaro (déjà cité) note sa déclaration à TF1 : "Je suis juif. J'ai conscience de l'être. Mes parents m'ont transmis la foi en Dieu et le respect du prochain..."

Interviewé par l’Agence Télégraphique Juive (N. 2649, 4 février), il donne toutefois ces précisions :

“Mes parents, venus de Pologne, faisaient partie de la génération du Bund[8], je n’ai donc pas fait de Bar Mitzva[9] et je n’ai eu aucune instruction juive. J’ai néammoins eu conscience d’être juif comme lorsqu’on est fils d’immigré à Paris. Je me sais juif appartenant à une minorité persécutée, chargée d’un certain idéal, mais en même temps j’ai conscience d’une mission universelle au service des hommes (…) La décision de devenir chrétien ne m’est pas apparue comme un reniement, mais comme l’affirmation d’une identité juive assumée dans le christianisme.

Cela n’a pas fait plaisir à mes parents, mais ils y ont consenti ; en août 1940, j’avais 14 ans”.

Le Figaro explique que “c’est dans le christianisme qu’il a appris à connaître et vivre la Bible de ses pères” et qu’”il n’a pas accepté l’épiscopat sans avoir consulté ceux qu’il n’a pas quittés ni reniés” (3 février).

Cette fidélité au monde juif explique sa réaction lorsque le rédacteur de l’Agence Télégraphique Juive (déjà citée) lui pose cette question :

- Il existe néammoins une mission prosélyte de l’Eglise ?

- Je tiens à dire qu’à l’égard d’Israël, cela n’existe pas.

(La conversion des juifs, qui est l’un des devoirs que s’impose l’Eglise, serait-elle formellement écartée ?)

Autre question de l’A.J.T. :

- Vous serez archevêque d’une capitale dans laquelle se trouve la plus forte communauté juive d’Europe occidentale. Pensez-vous que ce fait ait été pris en considération par le Vatican, lors de votre nomination ?

- Je ne sais pas… Je peux supposer que oui, a répondu Mgr Lustiger.

L’hebdomadaire Tribune Juive (N. 658, 6 février, page 12) est plus affirmatif :

“A en croire un prélat dont ni l’amitié envers les juifs, ni l’autorité ne sauraient être mises en doute, le Pape a désigné Jean-Marie Lustiger comme archevêque de Paris pour cette raison. Il a placé à la tête de l’un des plus importants diocèses de France, un prêtre d’origine juive, baptisé à un âge et dans des conditions qui excluent une infidélité réfléchie au judaïsme et qui continue à se réclamer du judaïsme”.

Les lignes qui précèdent sont signées du rabbin J. Grunewald, directeur de cette publication juive, qui connaît bien Mgr Lustiger puisqu’il lui fit visite lorsqu’il venait d’être nommé évêque d’Orléans. Le prélat l’avait recu dans le bureau de son prédécesseur.

- “Je n’ai pas encore changé de meubles, s’excusait Jean-Marie Lustiger. Le bureau est dans l’état où je l’ai trouvé.” Apparemment, poursuit le rabbin Grunewald, le jeune et nouvel évêque d’Orléans, aux cheveux en broussailles, portant un costume à la Mao en velours côtelé, se sentait mal à l’aise dans des fauteuils et un bureau Empire.

“Ca aussi, demandais-je alors, vous a été laissé, à Orléans, par votre prédécesseur ?” Je désignais une large photo montée sur bois, représentant une vue panoramique de Jérusalem.

- “Non bien sûr, je l’ai apporté avec moi... Il y a un à peine, je comptais m’établir en Israël”.

A l’A.T.J. (citée plus haut), Mgr Lustiger en a dit davantage :

”Pour moi, explique-t-il, la vocation d’Israël est que la lumière soit apportée aux Goyim. C’est mon espérance et je crois que le christianisme est une manière d’y parvenir. Je pense qu’en étant disciple du Christ à ma facon, j’entre dans ce dessein de Dieu, par une part de promesse réalisée”.

Question de l’A.J.T. :

“Israël est un pays qui vous est proche. Vous avez envisagé de vous y rendre ?”

Réponse de Lustiger :

- “J’y suis allé une quinzaine de fois depuis 1950 avec des étudiants. J’y suis retourné deux fois au cours des six dernières années”.

Nouvelle question de l’A.J.T. :

“Vous avez même prévu de vous y installer…”

Réponse : “J’y ai pensé. Au cours des mois qui ont précédé ma nomination à Orléans, j’avais commencé à apprendre l’hébreu, seul, sur cassettes. Cela paraît-il absurde de faire son Alyah[10] ? Je pensais alors avoir achevé ce que j’avais à faire ici, j’arrivais à un tournant de ma vie et l’une des hypothèses était d’être en Israël. Je n’avais du reste pas de perspective précise. Je pensais y trouver ma place”.

Mgr Lustiger étant hostile au prosélytisme, nous l’avons vu, c’était à une autre tâche qu’il songeait. Le nouvel archevêque de Paris n’appartient pas à cette cohorte que stigmatise le rabbin Grunewald dans Tribune Juive lorsqu’il écrit :

“Rejettant le judaïsme pour se convertir au christianisme, nombre de juifs ont tracé de leurs épées, de leurs propos ou de leur écrits empoisonnées, le martyrologe du peuple juif. Salomon Halévi, qui, au Moyen Age, devint archevêque de Burgos sous le nom de Paul de Santa Maria, son disciple Geronimo de Santa Fé ou encore Abner de Burgos appartiennent à cette cohorte misérable de Juifs convertis qui devinrent des ennemis cruels du peuple juif. Le judaïsme a gardé le souvenir d’autres apostats, de Nicolas Donin, de Pfefferkorn, adversaires acharnés des Juifs, leurs frères. Plus près de nous, les Ratisbonne qui, sur le plan social, avaient pourtant témoigné leur solidarité juive, créèrent, après s’être convertis, un ordre religieux chargé, plus particulièrement, de la conversion des juifs.

“La mémoire juive éprouve envers les Juifs convertis au catholicisme de la méfiance et souvent du dédain. Car impitoyables furent les lecons de l’Histoire : persécutés, humiliés, massacrés par le monde chrétien, les Juifs pendant les siècles passés étaient les victimes privilégiées du zélé prosélytisme chrétien. Dans ce contexte au-delà des convictions ou des illusions de la foi, l’honneur, le sens de la responsabilité, interdisent toute relation de cordialité à l’égard des apostats”, affirme le rabbin, qui ajoute :

“Sans ambiguïté, ni faux-fuyant, il convient aussi et avec la même franchise de se féliciter de la nomination comme archevêque de Paris de Jean-Marie Lustiger”.

Tribune juive et l’A.J.T. savent bien qu’il est resté des leurs :

“Ce sentiment d’être juif en même temps que chrétien est très fort”, a-t-il déclaré le 6 février, dans une interview à la télévision israélienne. Il l’avait prouvé, après l’odieux attentat de la rue Copernic, en venant incognito se mêler aux juifs en prière, coiffé, lui évêque d’Orléans, de la kipa, la calotte traditionnelle juive.

Ce qui fait dire à M. Luc Rosenzweig qui venait d’interviewer le nouvel archevêque de Paris pour le quotidien Libération :

“Si Dieu lui prête vie, il a des chances très réelles d’être l’archevêque de Paris de l’an 2000. A moins que… un pape juif, voilà qui ferait un bon gag. En tout cas, Mazel Tiv (Bonne chance !) à Jean-Marie Lustiger…”

L’ahurissante conclusion de M. Rosenzweig est à rapprocher de ces lignes publiées par l’Agence Télégraphique Juive (N. 2650, 5 février) au lendemain de la nomination de l’archevêque :

“Bien que l’Eglise catholique ait compté de nombreux prélats d’origine juive, un seul a atteint le rang de cardinal ; il s’agit du cardinal Pietro Pierleoni, né dans une famille juive de Rome, circoncis, et baptisé à l’âge de quatorze ans, exactement comme Mgr Lustiger. Nommé cardinal par le Pape Honorius II en 1106, il a été élu antipape en 1130 avant d’être excommunié en 1131”.[11]

Serait-ce là un souhait de l’A.T.J ? Il serait dans ce cas, à rapprocher de celui d’un rédacteur du Monde, M. B. Poirot-Delpech qui, à l’annonce de la nomination de Mgr Lustiger, écrivait malicieusement (3-2) :

“Ainsi, le nouvel archevêque de Paris est juif d’origine. Drumont doit se retourner dans sa tombe. Pourquoi pas Mgr Lefebvre rabbin de Paris ?”

G.V.



[1] Le 8 décembre 1979, il est sacré évêque par le Cardinal Marty dans le rite invalide de 1968. Voir le site www.rore-sanctifica.org

[2] http://catholique-paris.cef.fr/-205-90-Hommages-au-Cardinal-.html

[3] Nous reviendons sur  un exemple de syncrétisme religieux tel que le voulait le Cardinal Lustiger dans le prochain numéro de Serviam.

[4] Lectures Francaises, Mars 1981, pages 7-10. Les caractères gras et notes sont dans l’original.

[5] N.D.L.R. - Rappelons la récente publication de l'excellent livre de M. Dem, traitant des infiltrations communistes dans l'Eglise Il faut que Rome soit détruite (65 F franco). Le journal Monde et Vie (14 rue E-Valentin, 75007 Paris) nous signale que dans cet ouvrage M. Dem brosse le portrait (révélateur !) d'un certain abbé Réminger, en qui ses paroissiens ont cru reconnaître le nouvel archevêque de Paris alors qu'il n'était encore que curé (p. 198-199).

[6] N.D.L.R. - Cette union a été créée par le père Barbara qui publie "Forts dans la Foi" (B.P. 2824, 37028 Tours Cedex) et estime que le Saint Siège est vacant. Elle n'est pas admise par la majorité des traditionalistes.

[7] Allusion sans doute à l'article que Mgr Lustiger adressa spontanément au journal progressiste Le Nouvel Observateur, après l'attentat de la rue Copernic, et à ses liens passés avec des catholiques de gauche, notamment à la J.E.C.

[8] Le Bund (Union des ouvriers juifs de Lithuanie, Pologne et Russie, au temps des Tsars) était une organisation juive révolutionnaire. Dans son livre ”Les Juifs d’aujourd’hui” (Editions Rieder, Paris 1928, p. 26) l’écrivain israélite Elie Eberlin écrit : “Actuellement le Bund, estimant son programme réalisé en Russie, s’est fondu dans les partis communistes et menchevistes de l’U.R.S.S”.

[9] Chez les israélites, la Bar Mitzva est l’équivalent de la 1ère communion chez les catholiques.

[10] Alyah : retour des juifs sur la terre de l’ancien territoire des Hébreux.

[11] Il s’agit d’Anaclet II, mort en 1138, il fut antipape de 1130 à sa mort. Il fut opposé par la noblesse romaine et Roger II de Sicile à Innocent II qu’il forca à quitter l’Italie.